
Il faut que je me rende à l'évidence: dès que je fais la cuisine pour quelqu'un d'autre que Sam, Lucas et moi... c'est une cata!
La nature de l'échec est variable: le plus souvent, la présentation est carrément lamentable. Des légumes croquants se transforment en bouillie informe, des petits fondants au chocolat s'affaissent complètement jusqu'à former un cratère au milieu (non non, je n'exagère pas, c'était un dessert de réveillon!), le hachis parmentier au canard se camoufle en paillasson...
Quand la présentation est correcte, c'est la cuisson qui laisse à désirer: je ne m'essaie même plus à la viande de boeuf (ce serait criminel), j'ai un souvenir caoutchouteux d'un poulet à l'ananas, et gluant pour un riz pilaf.
Mais le pire, c'est quand le goût ne correspond pas du tout à ce à quoi je m'attend. Ou pire: quand le goût est très bizarre, voire carrément inconnu! Le dernier échec cuisant était un simple poulet au soja, qui avait un goût franchement incongru... tout simplement pas bon, en fait.
Vous pourriez me dire: Bon, tu n'es pas bonne cuisinière, pas de quoi en faire tout un plat (hou le mauvais jeu de mots). Ce n'est pas aussi simple! Je suis quelqu'un de prudent: quand on a des invités, ça ne me viendrait absolument pas à l'esprit de cuisiner un plat que je n'ai jamais préparé, je ne suis pas kamikaze. En général, je prends des recettes que je connais par coeur, pour limiter les risques de plantage.
Ce sont habituellement des recettes qu'on aime bien, dont l'aspect n'est pas celui d'un blob, dont la cuisson est inratable, et dont tous les ingrédients sont connus, clairement identifiés donc aucune chance de rencontrer un goût bizarre. Eh ben malgré toutes mes précautions... j'ai beau réussir ces recettes chaque fois que je les fais pour nous... elles sont ratées dès que je les fais pour les invités!

Pour ce phénomène étrange digne d'un épisode de X-Files (euh, première saison, quand même), j'ai trois théories:
1- Je suis victime d'une malédiction vaudoue. Ah? C'est ballot comme malédiction, mais je me plains pas, il doit y avoir pire. Hihihi.
2- Quand on reçoit des invités j'ai envie de passer du temps avec eux, du coup ma vigilance sur les casseroles en prend un sacré coup.
3- Je me mets la pression dès qu'il s'agit de faire à manger pour des invités, et mes échecs cumulés me mettent de plus en plus la pression, un véritable cercle vicieux.
Il paraît qu'il y a une ineptie parmi ces trois théories... mais laquelle est-ce?
eheh
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