
Nous sommes des parents chanceux.
Lucas est en pleine santé, souriant et blagueur, un peu curieux mais pas trop, un peu téméraire mais pas trop. Il est rarement puni car il fait peu de bêtises. Quand il en fait une, il se précipite vers vous avec une mine désolée en disant "bisou". Il est au lit à 20 heures sans râler, fait sa sieste avec plaisir, et parfois même deux fois, et parfois même en réclamant le dodo lui-même.
L'enfant rêvé, me direz-vous? Je réponds bien sûr par l'affirmative car, comme tout le monde le sait, je suis totalement objective pour tout ce qui concerne mon fils...
Eh eh eh :-)
Rassurez-vous, mon fils est tout ce qu'il y a de plus normal. La preuve: c'est le début de la rébellion à la maison. Le p'ti bonhomme est entré en guerre ouverte contre ses parents médusés.
Le principal sujet de ses doléances? Je vous le donne en mille: les LÉGUMES!
C'est arrivé sans crier gare. Lucas a toujours eu un excellent coup de fourchette dont je n'étais pas peu fière (pffffffffff), il mangeait de tout et avec enthousiasme, en plus. Je lui ai fait goûter tout plein de légumes différents, ça n'a jamais posé aucun problème.

Seulement voilà: Môssieur a décidé un beau jour que les légumes, c'était pas son truc. Et quand piti Lucas a quelque chose dans le crâne... il est difficile de l'en déloger.
Les grandes stars du moment sont les pâtes, suivies de près par les pommes de terre et le riz. Consternant.
Pas la peine que je précise que cette obstination me fait cogiter. J'ai essayé plusieurs trucs pas terribles: lui faire un chantage odieux aux pâtes ou au petit suisse, le gronder pitoyablement, imiter l'avion qui entre en aérogare. D'autres trucs un peu moins nuls qui méritent un second essai: le faire participer à l'élaboration de son plat, planquer les légumes au milieu des pâtes, et même ne pas lui révéler l'infâme vérité sur la nature de l'aliment méconnaissable qui trône dans l'assiette.
Le petit démon semble prendre un malin plaisir à monopoliser l'attention de ses parents tous les soirs pendant le repas. La bouffe est clairement devenue son meilleur moyen de pression sur nous.

Le plus difficile est de ne pas céder. Dur dur de le mettre au lit avec le ventre vide parce qu'il a refusé de manger... Mais nous perdrions toute crédibilité si on lui donnait autre chose pour compenser le plat de légumes.
Et en fait aller au lit sans manger n'a pas l'air de le traumatiser outre-mesure... pour parler franchement il s'en fiche complètement. Par contre, faut pas traîner pour le bibi du lendemain, c'est sûr!
Espérons que toutes nos tentatives ne sont pas vaines et que piti Lucas retrouvera bientôt le sourire à table... ça lui va tellement mieux!
1 commentaire:
La vérité sort toujours de la bouche des enfants. Les légumes aussi...
Bon courage ;-)
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