Je ne sais pas si c'est moi qui deviens plus sensible à mon environnement ou bien si c'est mon environnement qui change, mais en tout cas une chose est sûre: il se passe parfois des choses bizarres.
Voici un palmarès de ces petites choses que j'observe et que je ne parviens pas à m'expliquer.

Les chaussures funambules
J'en avais repéré à partir de 2008 du côté de Rangueil, et voici que ce surprenant phénomène déboule dans mon quartier: une brochette de chaussures suspendues sur des câbles électriques.
Deux secondes de googling permettent de découvrir qu'il s'agit là d'un mouvement d'origine américaine, mais les uns et les autres se perdent en conjectures sur les réelles motivations des lanceurs de chaussures: de la délimitation de territoire de gangs à la célébration de jeunes diplômés en passant par le signe d'une perte de virginité, il y en a vraiment pour tous les goûts. Moi, je me demande si ce n'est pas tout simplement que ces chaussures sont mises en quarantaine pour cause de puanteur extrême... eheh.

Personne n'est irremplaçable
Je savais que j'avais beaucoup d'homonymes (il y en avait sept référencées à l'hôpital Purpan, vaut mieux avoir sa carte vitale toujours sur soi dans ces cas-là, hein).
Je dois également me résoudre à penser que j'ai un sosie en ville! A trois reprises, par la bouche de trois personnes différentes qui ne se connaissaient pas, on a affirmé m'avoir vue dans des endroits où je n'étais pas. C'est assez troublant, et ça m'a joué des tours il y a une dizaine d'années: difficile d'expliquer pourquoi on vous a vue en compagnie d'un autre homme que votre "officiel".
Je ne suis pas étonnée que certaines personnes présentent des similitudes physiques, mais de là à m'attendre à ce qu'il y ait ma copie (ben oui, c'est forcément moi l'original, non mais!) dans ma ville de résidence... surprenant.

Maraboutage
Je ne suis pas particulièrement superstitieuse, mais je reconnais que sur ce coup-là je me suis sentie un peu mal à l'aise. En plein centre-ville de Toulouse, alors que je marchais sur un trottoir le long duquel des voitures étaient garées, je suis tombée sur un signe évident de maraboutage, ou tout du moins de déclaration ouverte d'animosité: sur l'une de ces voitures, une patte de poulet siégeait fermement, coincée entre le pare-brise et l'essuie-glace.
Ce qui m'a mis mal à l'aise, ce n'est pas tout le paysage vaudou qui se dessine immédiatement dans nos esprits par la simple vue d'une patte de poulet (z'avez remarqué comme c'est laid, une patte de poulet?). Ce qui m'a mis mal à l'aise, c'est la mauvaise intention évidente de ce message: je n'aimerais pas que cette patte de poulet se retrouve coincée sous l'essuie-glace de ma voiture, car j'en déduirais que quelqu'un me déteste vraiment. La véritable haine est assez rare pour ne sache pas forcément comment l'appréhender.
Ou alors, c'est tout simplement un crétin qui a voulu faire une sale blague. Très drôle, vraiment.
Mystère sur Ancely
Celui-ci me donne du fil à retordre, car je n'ai pas ne serait-ce qu'un début d'hypothèse pour l'expliquer. Après la patte de poulet, le coq.
Le quartier d'Ancely est méconnu des Toulousains: on ne soupçonne pas la richesse du parc qui se cache derrière les façades roses. Niché entre la Garonne et le Touch, ce quartier est un lieu propice à la promenade, dans un cadre où la végétation a clairement pris ses aises.
Il y a de cela plusieurs mois, en amenant piti Lucas à la crèche, j'ai remarqué une tache colorée dans un buisson touffu. Je m'approche, et constate avec surprise qu'il s'agit d'un coq. C'est un faux coq: probablement du carton, du crépon, et du papier mâché. Je laisse là le volatile, en me disant qu'il a dû tomber d'une des fenêtres de l'immeuble d'à côté, et que le propriétaire le retrouvera facilement.
Et effectivement, le coq a rapidement disparu... pour réapparaître ailleurs. C'est un véritable périple qu'a vécu ce coq dans le parc d'Ancely: au fil de mes promenades, je l'ai vu changer d'emplacement trois fois, parfois à quinze minutes de marche de l'emplacement précédent. J'ai d'abord cru que mes neurones commençaient à me jouer de vilains tours, j'ai même gardé secrète cette histoire pendant longtemps, jusqu'à ce que piti Lucas me dise "il est où le coq?" alors que nous étions partis en balade. Merci pour mes neurones.
Cela fait un moment que j'ai perdu le coq, j'imagine que quelqu'un a fini par le prendre... mais je ne peux m'empêcher de fouiller les buissons du regard quand je me promène dans le parc.
En tout cas, voilà bien un mystère que je ne suis pas prête d'élucider!
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