vendredi 26 décembre 2008

Le bricolage



Ouverture de parenthèse

Tout d'abord: Joyeux Noël à toutes et à tous!

Fermeture de parenthèse





Il est de notoriété publique que je ne suis pas une manuelle, et encore moins une bricoleuse. Je le reconnais très volontiers, je vis très bien avec ça, et en fait quand j'ai des travaux à faire je paie quelqu'un pour les faire à ma place. Tant mieux, me direz-vous, c'est un peu grâce à des nuls comme moi que les couturières, les menuisiers, les électriciens et les peintres ont encore du boulot aujourd'hui :-)

Il y a de cela plusieurs mois, un geste malheureux a causé des trous dans un pan de mur entre deux placards de la cuisine. Je ne parle pas de trous de têtes d'épingles, mais bien de trous d'au moins six centimètres de diamètre. Des mois c'est resté comme ça, la déprime. Il y a deux semaines j'ai craqué. J'ai donc contacté mon réparateur préféré et officiel: mon papounet. Un coup de pâte à bois et hop les trous sont rebouchés, c'est magique. Charge à moi de remettre un petit coup de peinture pour que les anciens trous disparaissent complètement.

Boarf, un coup de peinture, même si je suis nulle, je dois pouvoir y arriver. Je me pointe donc chez Casto, je prends un pot de peinture mono-couche (oui, je suis feignasse) parmi les plus chères (autant s'aider un maximum avec du matos de qualité), un set de rouleaux, pinceaux et bacs à peinture, du scotch de protection pour éviter de repeindre tout l'appartement involontairement, et une bâche en plastique pour protéger notre inimitable carrelage gris salasse fissuré et gondolé.
Une demi-heure après, les trous n'étaient plus qu'un mauvais souvenir. Pas peu fière, la Véro! Moquez-vous, moquez-vous. C'est tout nouveau pour moi, ce genre de trucs!


Seulement le hic, le voilà: le pan de mur que je venais de repeindre avait beau avoir la même couleur que le reste de la cuisine (oui oui, j'avais connecté mes deux neurones quand j'ai choisi le pot), ça a quand même fait une tâche de propre. Grisée par mon récent succès, je me suis donc lancée avec enthousiasme, et j'ai repeint tous les petits pans de murs entre les meubles de la cuisine. Wah, classe. Ça fait tout beau, tout propre. Sur ce, je suis allée faire dodo, toute auréolée de la gloire de ce succès aussi enivrant qu'inattendu.

Et c'est le lendemain matin que les soucis ont commencé... pour ne jamais prendre fin.

Encore toute enorgueillie de mon exploit de la veille, au réveil je me suis plantée au milieu de la cuisine pour contempler mon chef-d'oeuvre. Y a pas à dire, ça avait redonné un coup de frais à la cuisine. Tant et si bien que... le hall d'entrée paraissait bien fatigué à côté. Ah et puis, ces lustres chinois me gonflent, faudrait quelque chose de plus sympa. Tiens, le meuble à DVD tout pourri, qu'est-ce qu'il fait encore là? Et puis il n'y a aucun miroir dans cet appart, on est une famille de vampires ou quoi? C'est quand même pénible, dès qu'on entre dans l'appart on a vue plongeante sur les toilettes, il y a mieux comme accueil. Elles sont nulles ces poignées de porte, si piti Lucas s'enferme on ne pourra pas ouvrir de l'extérieur. En plus elles sont moches.

D'un seul coup d'un seul, à cause de ce malheureux coup de peinture dans la cuisine, tous les défauts améliorables de l'appart m'ont sauté aux yeux. Bref, ma vie est devenue un cauchemar, parce qu'un appart qui date de 1970, même s'il a connu quelques rénovations, est un nid de défauts. Je ne vois plus que ça, et le pire c'est que j'ai noté sur mon agenda la liste des défauts à corriger! La démence me guette, je vous le dis.


C'est donc ainsi que j'ai repeint les murs du hall d'entrée ainsi que le couloir des chambres, que nous avons remplacé les lustres du bureau et du salon, que nous avons remplacé notre meuble à DVD tout pourri par un nouveau meuble (Ikea bien sûr, puisque nous sommes fans), que j'ai ajouté deux miroirs un peu fantaisie, que j'ai remplacé les poignées de porte de trois pièces (quel est le crétin qui avait eu la flemme d'enlever la serrure avant de repeindre la porte? quelle galère à remplacer), et que j'ai ajouté un rideau en entrée du couloir afin de séparer le coin nuit et d'éviter la vue plongeante sur nos magnifiques toilettes.

Facile tout cela, n'est-ce pas? N'empêche, quelle satisfaction de mener une tâche à bien jusqu'à l'obtention du résultat voulu, et visible qui plus est! Cette sensation me rappelle clairement la satisfaction que j'éprouvais lorsque je codais des programmes informatiques: la sensation d'avoir terminé quelque chose, et d'en voir le résultat concret.

Mais ma folie n'est pas aussi passagère que je l'espérais, puisque j'ai l'intention de m'attaquer à plus gros. Notre porte d'entrée me sort par les yeux: à l'extérieur, le vernis s'écaille, et pire encore, j'ai enlevé un autocollant débile qui y trônait depuis assez longtemps pour que la personne qui avait verni cette porte le fasse par-dessus l'autocollant (mwarf), bref c'est laid. A l'intérieur, un coup de peinture ne ferait pas de mal, mais aussi et surtout: il y a sur cette porte une serrure principale (mono-point puisqu'en 1970 il n'y avait que ça), assortie de trois verrous tout moches et montés de guingois, et n'oublions pas la pseudo chaîne de sécurité. J'ai d'abord songé à la faire remplacer par une porte neuve, mais le prix est en train de me faire battre en retraite.


Les portes intérieures mériteraient également d'être remplacées, mais les normes de 1970 n'étant pas les mêmes qu'aujourd'hui, il faudrait faire du sur-mesure pour chaque porte, bobo le porte-monnaie. J'ai donc prévu de repeindre chaque porte, et aussi d'en remplacer les gonds tout rouillés et les poignées toutes basiques.

Le balcon sera probablement un de mes petits travaux de printemps, puisque j'ai l'intention de le repeindre.

Je me suis lancée aujourd'hui dans ce que je considère le plus difficile: retaper la cuisine aménagée. Cette cuisine n'est pas si mal que ça, du moins elle est fonctionnelle (critère super important dans une cuisine). Mais elle date je pense des années 85-90, c'est tout en bois je trouve que ça ne passe plus le tout-bois aujourd'hui (question de goût). Je n'ai pas choisi la rénovation la plus simple, puisque chaque porte va demander trois étapes de confection, chaque étape demandant huit heures de séchage. Sans compter qu'il va falloir repeindre tous les intérieurs de placard, ainsi que les éléments qui se trouvent entre les portes. Ça va me prendre des siècles (surtout que je ne bricole que la nuit à cause de piti Lucas).

Mais qu'est-ce qui m'a pris? Soupir... Espérons que je ne me planterai pas trop... et espérons que d'ici demain je ne vais pas découvrir d'autres défauts à retaper!

Bon, je vous laisse, j'ai une cuisine à relooker.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

On n'est pas les seuls. Mon mari et moi sommes des billes en bricolage. Moi je n'y touche pas pour le moment, lui s'y est mis un petit peu. Bravo en tout cas pour ta persévérance ! Tu auras la satisfaction du travail bien fait et fait par toi-même de surcroît !

Anonyme a dit…

Je suis rassuré, dorénavant nous pourrons aller aux toilettes sans exhibitionnisme; kisses;

pa P

Unknown a dit…

Bravo Véro ! Ca donne envie de s'y mettre ! Brunooooooo j'ai besoin d'étagères !!!