*Séance de râlage intense suite à une indisponibilité d'une semaine de la freebox, chcrogneugneu**Espérons que la freebox tiendra le temps que je rédige mon article*
En prologue de cet article, j'aimerais rappeler une chose: NY était notre voyage de noce. En ce sens, il était forcément unique. Aussi, ne nous jugez pas trop vite: nous avons fait quelques petites folies, mais n'allez pas croire que toutes nos vacances se déroulent ainsi.
Cette deuxième journée a été celle qui nous a permis de voir New York sous son angle le plus impressionnant: de loin, et de haut. Des images inoubliables.
Manhattan en hélico
Voici la première (et la plus grande!) folie de ce voyage. Un rêve d'enfant que j'avais concrétisé par Internet avant de partir.
Nous voilà placés d'office à côté du pilote, qui était fort sympathique.
Ça y est, on décolle!
Ce n'est que la seconde fois que je monte dans un hélico (j'avais seulement un vol Nice-Monaco à mon actif!), mais en tout cas je ressens la même chose au moment du décollage. Cette surprenante sensation de légèreté, celle d'être tiré d'en haut par des fils invisibles, et également ce bizarre sentiment d'extrême vulnérabilité.
L'hélicoptère a décollé, mais il semble décidé à faire profil bas: on s'éloigne de l'héliport le nez en bas, ça me semble un peu long ce gros plan sur les eaux vertes de l'Hudson River, mais pourquoi ne se redresse-t-il pas? Je suis submergée par l'émotion, les larmes me montent aux yeux, mes mains s'agrippent à mon siège, je serre les dents en jaugeant du coin de l'oeil le pilote. Enfin, l'hélico redresse le pif.
Le paysage qui s'étale à nos pieds est époustouflant. Je ne peux pas m'empêcher de rire nerveusement.
Alors que je contemple bouche bée la Grosse Pomme qui se réveille doucement au milieu des brumes matinales, je me rends compte avec stupeur que je reconnais cette ville, vingt ans après l'avoir découverte.
Pardonne-moi, mon amie, de près je ne t'avais pas reconnue. Mais là, aucun doute: c'est bien toi, toujours aussi belle et désirable, toujours aussi surréaliste et inhumaine.
Intemporelle et éternelle.
Je connais peu de villes auxquelles je prête ces qualificatifs: pour moi, il y a Paris, Londres... et New-York.
"Oh!"
Le cri inaudible est sorti tout seul.
C'est bien toi, mon amie, mais quelle balafre! Immonde cicatrice qui te défigure à jamais, mais qu'ont-ils fait, les fous? Les deux tours ne sont plus, et elles ont laissé derrière elles un vide malsain. On a beau savoir que les deux tours ne sont plus là, rien ne prépare à contempler leur absence. Quiconque a connu New York avant 2001 doit ressentir ce malaise, un peu comme l'appel du vide.
Dans le casque, les commentaires laconiques du pilote ne comblent pas le vide: "Et voici Ground Zero... C'est là qu'étaient les Twin Towers avant le 11 septembre 2001... C'est en construction...". Ah ben au moins on sait pourquoi il a passé son brevet de pilote plutôt qu'un diplôme de guide touristique celui-là!
Et voilà qu'il enchaîne gaiement: "Ah mais regardez qui voilà! c'est notre Française préférée: Miss Liberty!".
Houlà qu'elle est petite, la Miss Liberty! Jolie, majestueuse, parfaite, certes. Mais petite.
Mais peu importe: mes yeux absorbent tout ce qu'ils voient. Je refuse de cligner des yeux, de peur de rater quelque chose. J'essaie de dire à mon cerveau: "S'il-te-plaît, souviens-toi de ces images-là, souviens-toi, souviens-toi!".
Je ne sais pas si ma mémoire gardera un souvenir précis et réaliste de ces images incroyables et uniques. Mais je suis prête à parier que je me souviendrai toute ma vie des émotions que ces images ont suscitées.
L'Intrepid: Musée de l'Air, de l'Eau et de l'Espace
C'est en cherchant l'héliport que nous sommes tombés par hasard sur ce porte-avion, l'Intrepid. Voici typiquement le genre de musée auquel ni Sam ni moi ne savons résister!
Nous sommes arrivés peu avant l'ouverture, et quand on voit la longueur de la queue derrière nous, nous ne sommes pas mécontents de nous!
Ce porte-avion datant de 1943 est très impressionnant, avec ses 275 mètres de long. Pas moins de 3500 marins et une centaine d'avions. Sacré morceau.
Pour commencer, nous avons visité le sous-marin USS Growler, très saisissant (claustrophobes, s'abstenir). Depuis le temps que je rêvais de mettre les pieds dans un vrai sous-marin, jamais je n'aurais deviné que je le ferais à Manhattan!
La visite de ce sous-marin restera un moment fort pour moi. Un incontournable si vous allez à ce musée!
Et il faut avouer que la vision de ce missile érigé en direction des tours de Manhattan est assez... troublante.
Nous avons poursuivi la visite par la découverte assez inattendue d'un Concorde de British Airways (mais qu'est-ce qu'il fait là, celui-là?).
Siroter un coca bien frais à l'ombre de l'aile d'un Concorde, c'est un luxe qu'on ne s'offrira pas de sitôt. Si, si, regardez bien la photo (vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus).
L'exploration de la passerelle de commandement et des grands garages réserve son lot de surprise. Certes, beaucoup d'animations et d'attractions qui savent s'y prendre pour intéresser n'importe qui à l'histoire. Mais aussi, pour la passionnée de la Conquête de l'Espace que je suis, dze capsule d'Apollo XII itself.
Petite larme émue, siouplait.
Ne partez pas sans aller admirer le pont d'envol, où sont entreposés pas mal d'avions de guerre, du furtif Blackbird au Super-Entendard, en passant par le Tomcat (sans Tom Cruise dedans, ça c'était un peu décevant).
Même si vous n'y connaissez rien en aviation de guerre et que ça vous barbe, contempler tous ces engins en rang d'oignon avec en toile de fond les tours de verre de Manhattan, ça a un petit côté surréaliste qui vaut le détour à lui tout seul.
Empire State Building
Okay, c'est cliché. Okay, il y a toujours beaucoup (vraiment beaucoup) de monde. Okay, ils poussent un peu (un peu beaucoup) sur les tarifs d'entrée.
Mais très honnêtement... aller à New York sans monter en haut de l'Empire State Building, c'est un peu comme manger un banana split sans crème chantilly.
A faire et à refaire, sans hésiter.
Même si vous avez le vertige, forcez-vous: ici, c'est l'âme de New York qui vous est offerte!
Commençons par cette vue orageuse.
Sans vouloir m'appesantir à nouveau sur le sujet, on ne peut être que frappé par le vide qu'a laissé le WTC. Mes parents ont une photo de cette même vue accrochée au mur de leur bureau, à la différence que la photo a été prise avant 2001. Papa-maman, si vous me lisez, cliquez sur la photo ci-jointe... et faites comme tout le monde: "Oh là là".
La vue depuis l'Empire State Building est bien évidemment à couper le souffle.
On reste scotché pendant des heures, on sent la vie qui fourmille là en-dessous, on repense bêtement à King Kong, on sourit en repensant à notre surprise quelques instants auparavant quand on a constaté que pour nous amener jusque là l'ascenseur avait fait défiler les étages dix par dix.
Allez, une petite dernière pour la route, parce que décidément je ne m'en lasse pas.
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